Communiqués

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L’hôpital de Cancale à nouveau victime des politiques d’austérité

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(photo : Ouest-France)

L’histoire se répète. L’hôpital de Cancale, spécialisé dans l’accueil des personnes âgées en situation de dépendance ainsi que dans le suivi des patients après leur hospitalisation, est à nouveau victime de coupes budgétaires.

Comme en 2008, ce petit hôpital de proximité est menacé de dégradations des conditions de travail, suite à des suppressions de postes. 60% des salariés se sont donc mis en grève pour trois jours, les 15, 16 et 17 juin. Menés par la CFTC, ils débrayent et manifestent.

Les politiques d’austérité, notamment au travers du Plan Santé du Gouvernement qui prévoit 22 000 suppressions de postes dans la santé, ont des effets très négatifs en termes de qualité de travail pour les salariés mais aussi de qualité de service public pour les usagers.

Le Comité Nord du Parti de Gauche 35 soutient les salariés de l’hôpital de Cancale et condamne à nouveau des politiques publiques non seulement injustes socialement mais en plus inefficaces économiquement.

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Mobilisation contre la fermeture d’un collège public à Saint-Malo,

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La décision du Conseil départemental est tombée, un des deux collèges entre Chateaubriand et Surcouf à Saint-Malo doit fermer à la rentrée 2017.

Pourtant, ces deux collèges ne couvrent pas la même zone ; alors que le premier est dans le quartier de la Rocabey, le second est implanté à la Découverte. L’un comme l’autre sont décrits comme des collèges dynamiques, à la fois par les personnels y travaillant mais également par les parents d’élèves. Surcouf propose des activités originales afin de permettre aux élèves en difficultés avec le système scolaire d’apprendre différemment, quand Chateaubriand est implanté sur un territoire en plein développement économique.

L’argument invoqué est le sous-effectif au sein des collèges publics malouins ; Chateaubriand comprenant par exemple 500 places pour 250 élèves. C’est une réalité. Cependant, la baisse démographique est un phénomène important à Saint-Malo depuis de nombreuses années, malgré les politiques de logement social par exemple. Fermer un collège désincitera un peu plus les familles à venir s’installer dans cette ville.

Rappelons que le l’éducation nationale, comme les autres services publics, n’a pas pour objectif d’être « rentable » ou « rentabilisé ». Il doit prioritairement répondre à un besoin ; besoin bien présent concernant les collèges Surcouf et Chateaubriand.

C’est pourquoi le Parti de Gauche soutient l’appel lancé par les parents d’élèves de Surcouf à se rassembler le lundi 9 à 16H45 devant le collège.

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Soutien au directeur et aux salaries du Laboratoire de la mer à Saint-Malo

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Le 12 avril, le directeur du Laboratoire de la mer, situé à Saint-Malo, leader mondial du spray nasal, a été licencié en quelques minutes. Olivier Bertaud a en effet été contraint par les actionnaires étasuniens, en visite dans l’entreprise, de quitter les lieux immédiatement sans motif apparent. Ils lui ont même conseillé de quitter la ville.

Pourtant, cette entreprise familiale a de bons résultats financiers grâce notamment à son produit phare : le physiomer. Rapidement les 130 salariés se sont solidarisés de leur directeur ; ils se sont mis en grève jusqu’à obtenir des garanties de la nouvelle direction.

Cette situation démontre implacablement l’absurdité du système économique actuel au sein duquel il devient de plus en plus compliqué pour les petites entreprises de résister aux grands groupes internationaux qui rachètent des entreprises uniquement dans une perspective de profits, sans aucune vision industrielle.

C’est le cas du Laboratoire de la mer, racheté en 2010 par une entreprise belge, elle-même rachetée en 2015 par le grand groupe pharmaceutique étasunien Perrigo. Pourtant les actionnaires ne sont pas experts en sprays nasaux ; les vrais experts se sont les salariés et le directeur ! Si ces derniers perdent le contrôle opérationnel de l’entreprise, des jours sombres s’annoncent.

Le Parti de Gauche de Saint-Malo soutient donc Olivier Bertaud et les 130 salariés du Laboratoire de la mer dans leur demande de réintégration du directeur ainsi que dans leurs exigences de non délocalisation.